RETOUR SUR LA 3
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ÉDITION
DES RENDEZ-VOUS RM/RH
Étape intermédiaire avant la publication de son livre blanc au printemps 2015, la commission
Risques et Ressources Humaines de l’AMRAE a organisé son troisième rendez-vous le 6 novembre
dernier. Au menu : retour croisé d’expériences, méthodologies et impact de la maîtrise des
risques RH sur le financement des entreprises.
E
n introduction, le Président de l’AMRAE, Gilbert Canaméras,
souligna que si tous les documents de référence contiennent
un volet ressources humaines dans leur partie risques, «
étran-
gement, cet actif sensible qu’est le capital humain n’est pas
appréhendé par les DRH avec les outils et méthodes communs
des Risk Managers.
»
Au cours des échanges entre Michel Dennery (Directeur du Management
des Risques, GDF Suez), Régis Mulot (DRH Institut Laue Langevin,
Président de la commission Qualité de Vie au Travail de l’ANDRH) et
Michel Monier (DGA de l’UNEDIC), trois lignes de force sont apparues.
Si le risque lié à la perte de compétences clés est partagé par tous, l’at-
tractivité employeur est traitée de façon très hétérogène selon le secteur
d’activité, l’exposition à la concurrence et les statuts des personnels.
Les Risques Psychosociaux (RPS) sont une donnée appréhendée essen-
tiellement dans la sphère française. Un Risk Manager ou un DRH au sein
d’un groupe international ne voient pas remonter cet élément dans
leurs cartographies.
En France, le Risk Manager n’est que peu sollicité par les RH et parte-
naires sociaux pour son expertise sur les contrats Vie concourant aux
éléments de rémunération globale (complémentaire santé, retraite). À
l’international, il est un expert sollicité et partie prenante.
Temps fort de la matinée, Abdel Bencheikh, Président de la Commission
Risques RH, Philippe Silbermann, RRH d’Atos et Nicolas Dufour, Risk
Manager d’UMC ont présenté les premières tendances issues de l’en-
quête conduite par la commission (voir Atout Risk Manager N°2).
Les professionnels du Risk Management n’intègrent qu’à la marge les
risques RH dans leur champ d’analyse. Ces risques ne sont pas encore
une priorité et sont, dans la majeure partie des cas, traités unique-
ment lorsqu’ils se présentent. Et pourtant, « le lien entre la perfor-
mance sociale et la performance économique apparaît aujourd’hui
de façon évidente » confirme Patrick Dumoulin, Directeur Général de
l’institut Great Place to Work.
Annika Milville, Directeur Grand Courtage de Humanis, dressa avec
brio un état des lieux de l’assurance de personnes au moment de la
mise en place de l’ANI.
Le parallèle entre prévention des risques en IARD/primes d’assurance
et contrats responsables/prises en charge par l’assurance maladie n’a
pas échappé aux Risk Managers. Les investisseurs institutionnels sont
encore peu nombreux à passer au tamis de la Responsabilité Sociale
d’Entreprise pour leurs choix d’investissement a concédé Philippe
Zouati, Directeur général de Mirova (filiale dédiée à l’investissement
responsable de Natixis Asset Management).
Mais pour les fonds qui pratiquent l’Investissement Socialement
Responsable, les grilles d’analyse, à l’instar de celle de Mirova
(Développement Santé, Intégrité) devraient inciter Directeurs des
financements et Risk Managers à quelques questionnements de leurs
DRH, le jour où ces fonds toqueront à leur porte.
Gilbert Canaméras,
Président de l’AMRAE
Nicolas Dufour, Risk Manager,
Mutuelles UMC, Abdel Bencheikh,
Président de la Commission Risques RH
et Philippe Silbermann, RRH, Atos
Michel Monier, DGA, UNEDIC
et Michel Dennery, Directeur
du management des risques,
GDF-Suez
Retrouvez les résultats de l’étude
de la commission RH sur l’espace
adhérent de
www.amrae.frATOUT RISK MANAGER, LA REVUE DE L’AMRAE
I N°3 I
JANVIER 2015
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ACTUALITÉ DE L’AMRAE
ÉVÉNEMENTS