ATOUT RISK MANAGER N°29

ATOUT RISK MANAGER N°29 I ÉTÉ 2021 19 Acteurs en vue M ûri, rédigé et déposé chez l’éditeur avant la crise, en 2019, il a fallu compléter et revisiter l’ouvrage, à présent enrichi des soubresauts de la crise pandémique. Paru début 2020, il a déjà reçu la médaille2021dumeilleur ouvragede l’Académie des Sciences commerciales. Résultante d’un apprentissage long et passionnant sur la continuité d’activité depuis maintenant 10 ans, il s’appuie sur une formation académique, enrichie d’autres plus pointues sur la gestion de crise, notamment à l’école militaire de Saint-Cyr. L’auteur qui avait déjà rédigé de nombreux articles méthodologiques sur la question, notamment à l’AFNOR a développé une approche très pragmatique offrant un effet miroir aux gestionnaires de crise qui ne manqueront pas de revivre au fil des pages quelques nuits blanches. « Sur les retours d’expérience, j’ai été nourri par mes homologues du Club de la Continuité. Il y avait très peu d’ouvrages sur la manière d’appréhender et mettre en œuvre un Plan de continuité d’activité. À partir d’éléments très opérationnels de la gestion de crise et des retours d’expérience des membres du Club de la Continuité, j’ai travaillé à la création d’une boîte à outils ». Cécile Weber revient également sur les écueils rencontrés dans le cadre de la construction du PCA, source d’apprentissage. En fil conducteur des 216 pages, une citation de Pasteur qu’elle affectionne particulièrement : « La chancene sourit qu’aux esprits bienpréparés ». Dans un second volet, ellepropose une approche inédite afin de répondre aux nouvelles menaces, désormais interdépendantes et amplifiées par la pression médiatique. Décortiquant la nécessaire évolution de la résilience des organisations, elle propose des « dispositifsde résilienceaugmentés » intégrant les innovations technologiques et s’appuyant sur l’Humain, à travers le développement de capacités et de coopérations nouvelles et audacieuses. « Ne doit-on pas se retrouver et travailler sur de nouveaux leviers face aux nouvelles menaces? », souligne l’auteur. Concernant les perspectives du PCA, Cécile Weber s’interroge et nous propose de le faire sur la place de la peur au sein des nouvelles menaces. « Devant les attitudes de repli, les théories de l’effondrement, la sensation ne doit pas primer sur la réflexion. Il faut avoir confiance, certes raisonnée, dans les capacités de résilience collective. » n Risque sanitaire ou climatique, menaces cyber, terrorisme, « fake news » : comment soutenir les organisations dans leur choix de se doter de dispositifs de résilience afin de faire face à ces crises d’ampleur sans précédent ? CécileWeber, Vice-Présidente du Club de la Continuité d’Activité, guide dans son ouvrage « Plan de continuité des activités et gestion de crise » le lecteur dans la construction et lamise enœuvre des dispositifs plus que jamais indispensables. PCA : la résilience sourit aux esprits bien préparés CÉCILE WEBER Juriste de formation, titulaire d’une double certification ISO 22301 sur la Continuité des Activités, Cécile Weber est ancienne auditrice et intervenante ponctuelle au département « Risques et Crises » de l’INHESJ (Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice). Auteur de plusieurs publications méthodologiques sur la construction du PCA, elle est responsable du plan de continuité des activités et gestion de crise pour le Groupe MAIF. C’est à ce titre, qu’ elle est intervenue lors du Jeudi de l’AMRAE le 7 mai dernier, sur le sujet : « PCA-PRA face à la crise COVID-19, futiles ou utiles ?». Cécile Weber est également vice- Présidente du Club de la Continuité d’Activité (CCA) . Fondé en 2007 par François Tête, éminent spécialiste de la continuité d’activité, le club réunit la communauté d’experts de la gestion de crise. Y sont partagées visions et pratiques opérationnelles, afin d’identifier les bons usages et de les faire émerger. Une centaine d’entreprises adhérentes se sont lancées dans l’aventure, alors que la norme ISO 22301 n’était pas encore sortie et que le sujet restait confidentiel, peinant même à émerger. Le club s’organise autour de groupes de travail sur la gestion de crise, la norme, les grands risques, mais également, sur le PRA-SI ( Plan de reprise d’activité des systèmes d’information). Les réflexions et échanges font l’objet de publications partagées avec les adhérents, et le club travaille éga l emen t à l a cons t r uc t i on et la mise en œuvre régulière d’exercices de gestion de crise, pour les adhérents, ou parfois même élargies. « L’objectif est de faire monter en compétences l’ensemble des membres du club », précise Cécile Weber. « Le club était déjà à la manœuvre sur le risque terroriste, le risque de black-out électrique, la pandémie lors de la crise H1N1 ». A noter que le club organise régulièrement des matinales sur différentes thématiques et analyse les exercices de crise réalisés en son sein. En savoir plus : www.clubpca.eu/ AFNOR Éditions, 216 pages.

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